Les Maldives ont la réputation d’être hors de portée. C’est vrai pour la formule resort classique, et faux depuis l’ouverture des guesthouses sur les îles habitées. Ce qui reste vrai dans tous les cas, en revanche, c’est que le tarif affiché en ligne ne correspond jamais à ce que vous paierez.
Trois couches de charges obligatoires s’y ajoutent systématiquement, plus le transfert. Voici le calcul complet.
Les taxes obligatoires
Elles s’appliquent à tous les voyageurs, quel que soit le canal de réservation.
- La taxe verte, due par personne et par nuit. Selon la circulaire de l’administration fiscale maldivienne (MIRA) en vigueur depuis le 1er janvier 2025, elle s’élève à 12 USD dans les resorts et les établissements de plus de 50 chambres, et à 6 USD dans les hôtels et guesthouses de 50 chambres ou moins situés sur les îles habitées. Les enfants de moins de deux ans à la date d’arrivée en sont exemptés.
- La TGST, taxe sur les biens et services touristiques, portée à 17 % au 1er juillet 2025. Elle s’applique à l’hébergement mais aussi aux repas, excursions et transferts.
- Le service charge, généralement de 10 %, appliqué par la plupart des établissements.
Concrètement, TGST et service charge cumulés ajoutent environ 27 % au tarif, avant même la taxe verte. Une chambre annoncée autour de 300 USD la nuit pour deux personnes revient donc, toutes charges comprises, à environ 400 USD.
Le transfert, deuxième poste
C’est le poste le plus sous-estimé, et il peut représenter une part importante du budget total pour un séjour d’une semaine.
Le bateau rapide, réservé aux atolls proches de Malé, reste modéré. L’hydravion, nécessaire pour les îles éloignées, se compte en centaines de dollars aller-retour par personne — et il ne vole qu’en journée, ce qui impose souvent une nuit d’hôtel supplémentaire à Hulhumalé. Le ferry public est de loin l’option la moins coûteuse, mais il est lent et n’assure pas de rotation quotidienne partout.
C’est la raison pour laquelle un resort attractif mais lointain peut coûter davantage, tout compris, qu’un établissement mieux classé situé à trente minutes de bateau.
Ordres de grandeur par formule
| Formule | Hébergement par nuit | Ce qu’il faut ajouter |
|---|---|---|
| Guesthouse sur île locale | quelques dizaines d’euros pour une chambre double | Taxes, excursions, transferts en ferry ou speedboat |
| Resort d’entrée de gamme | plusieurs centaines d’euros | Taxes, transfert, boissons, souvent la restauration |
| Resort haut de gamme, villa sur pilotis | de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’euros | Taxes, hydravion, extras |
Ces fourchettes varient fortement selon la saison : la période sèche, de novembre à avril, est la plus chère, avec un pic autour des fêtes de fin d’année.
Les postes que personne n’anticipe
- Les boissons. Sur une île-resort, il n’existe aucune alternative extérieure. L’eau elle-même est facturée si elle n’est pas incluse.
- La restauration. Une demi-pension oblige à payer un déjeuner sur place au tarif du resort, tous les jours.
- Les excursions. Hanifaru Bay, requins-baleines, bancs de sable : elles se facturent à l’unité et par personne.
- Le matériel de plongée, rarement inclus, ainsi que les bouteilles.
- L’assurance voyage incluant le rapatriement, qui n’est pas une option sur une destination insulaire à infrastructures médicales limitées.
- La nuit d’escale à Hulhumalé, imposée par les horaires d’hydravion en cas d’arrivée tardive.
Faire baisser la note sans dégrader le séjour
- Partez en saison humide, de mai à octobre. Les averses sont fréquentes mais souvent brèves, et c’est aussi la saison des raies manta à Hanifaru Bay. Les tarifs baissent nettement.
- Choisissez un atoll proche de Malé, ce qui supprime l’hydravion.
- Combinez île locale et resort plutôt que sept nuits en resort.
- Privilégiez une guesthouse de 50 chambres ou moins sur une île habitée : la taxe verte y est réduite de moitié.
- Vérifiez la formule de restauration avant de comparer deux offres : c’est souvent là que se joue l’écart réel.
Le choix de l’île conditionne l’essentiel de ces arbitrages : notre guide quelle île choisir aux Maldives détaille les critères.
Pour aller plus loin
- Quelle île choisir aux MaldivesResort, île locale ou croisière : la méthode pour trancher.Comparer
Questions fréquentes
Quelles taxes paie-t-on aux Maldives ?
Trois charges s’ajoutent au tarif affiché. Une taxe verte due par personne et par nuit, dont le montant dépend du type d’établissement selon la circulaire fiscale en vigueur depuis janvier 2025. Une taxe sur les biens et services touristiques portée à 17 % en juillet 2025. Et un service charge, généralement de 10 %, appliqué par la plupart des établissements. Les deux dernières ajoutent environ 27 % au prix.
Peut-on visiter les Maldives avec un petit budget ?
Oui, depuis l’ouverture des guesthouses sur les îles habitées. Vous logez dans un village maldivien pour une fraction du prix d’un resort et accédez aux mêmes sites de plongée et de snorkeling. La contrepartie tient aux règles locales : pas d’alcool et tenue couvrante en dehors de la plage réservée aux touristes. Choisir un atoll proche de Malé évite en outre le coût de l’hydravion.
Combien coûte un transfert aux Maldives ?
Cela dépend entièrement de la distance et du mode. Le bateau rapide, réservé aux atolls proches de Malé, reste modéré. L’hydravion, nécessaire pour les îles éloignées, se compte en centaines de dollars aller-retour par personne et ne vole qu’en journée, ce qui impose parfois une nuit d’hôtel supplémentaire. Le ferry public est le moins cher mais lent et sans rotation quotidienne partout.
Le prix affiché par les hôtels inclut-il les taxes ?
Rarement. Un tarif suivi de deux signes plus signifie que la taxe sur les biens et services et le service charge ne sont pas compris. La taxe verte est fréquemment réglée directement à l’arrivée, parfois en espèces. Demandez toujours si le prix est net ou hors taxes avant de comparer deux offres, l’écart pouvant atteindre près d’un tiers du montant annoncé.
Quelle est la période la moins chère pour les Maldives ?
La saison humide, de mai à octobre, avec des tarifs sensiblement inférieurs à ceux de la saison sèche. Les averses y sont fréquentes mais souvent brèves, et cette période correspond au rassemblement des raies manta à Hanifaru Bay, dans l’atoll de Baa. À l’inverse, la période allant de novembre à avril est la plus chère, avec un pic marqué autour des fêtes de fin d’année.
Faut-il prendre des espèces aux Maldives ?
Oui, en dollars américains. La carte bancaire fonctionne dans les resorts et la plupart des établissements touristiques, mais certains suppléments, la taxe verte réglée à l’arrivée et certaines prestations à bord des bateaux se paient encore en espèces. Prévoyez également de petites coupures pour les pourboires et les achats sur les îles locales, où les terminaux de paiement restent rares.
Sources
- Maldives Inland Revenue Authority (MIRA) — circulaire relative aux taux de Green Tax applicables depuis le 1er janvier 2025.
- TGST portée à 17 % au 1er juillet 2025 (septième amendement à la loi sur la taxe sur les biens et services).
Les montants et taux évoluent. Vérifiez les valeurs en vigueur auprès de votre hébergement au moment de la réservation.



